UNE PECHE AUX BARS EXCEPTIONNELLE

Publié le par Michel

UNE PECHE AUX BARS EXCEPTIONNELLE.

 

 

Je la situe au mois de mai dans les années 1980. A cette époque, les enfants fréquentaient l'école le samedi matin et comme mon épouse enseignait, je bénéficiais d'un temps libre. J'en profitais pour me rendre à notre résidence secondaire aux SABLES D'OLONNE, où la famille me rejoignait l'après midi.

 

Je déposais rapidement le casse croûte à la maison et direction la côte pour taquiner le bar.

 

Depuis déjà une quinzaine de jours, une grosse mate de poissons se tenait à environ 800 mètres de la côte au sud des SABLES D'OLONNE et les sternes la survolaient en permanence.

Sterne-au-vol.JPG

 

Le lieu dit, s'appelait les roseaux, et ce jour là, toujours à l'écart du rivage, les sternes dans un magnifique ballet piquaient sur zone pour capturer des petits poissons. Les bars étaient au rendez vous.

 

Je dépliais mon lancer et l'équipais pour pêcher au buldo.

 

Toute la matinée je lançais inlassablement et vers midi trente, après avoir pêché 4 ou 5 petits bars, je décidais de remonter sur la côte pour rejoindre ma voiture et aller déjeuner.

 

Mauvaise surprise ! J'avais laissé les phares allumés, la batterie était vide et c'était la panne. Sur le parking, seule une petite fille d'une douzaine d'années faisait du vélo. Elle s'approcha de la voiture alors que j'étais à regarder sous le capot, et m'indiqua que son grand père qui habitait juste à côté, pourrait me dépanner. Je l'accompagnais chez son grand père qui me reçut aimablement en m'offrant l'apéritif pour me réconforter. Puis avec sa vieille 403, il me ramena sur la côte où très rapidement avec des câbles et des pinces il mit ma voiture en route. Pour le remercier, je lui donnais ma pêche. Je regagnais rapidement la maison, et la batterie se rechargea partiellement le long des 7 ou 8 kilomètres que j'avais à parcourir.

 

J'avalais très rapidement mon repas, et je reprenais le chemin de la pêche. Je retournais au même emplacement, et surprise, une dizaine de pêcheurs étaient déjà sur site, où, une magnifique chasse de bars, faisait bouillonner la mer. La mate était arrivée à la côte. Tous les pêcheurs se précipitaient sur les zones où les chasses étaient les plus apparentes, et les lignes s'emmêlaient. Je décidais donc de m'écarter du groupe et de pêcher seul. Bon choix, les attaques étaient moins nombreuses, mais les poissons bien plus gros. Très rapidement mon sac, pourtant vaste, se remplissait de bars francs, et de bars mouchetés, tous compris entre 500 grammes et le kilo 500. Mon sac devenait trop lourd, je remontais donc sur le parking le vider dans mon coffre, et retournais pêcher. Pratiquement à chaque lancer j'avais une touche. Il n'était pas nécessaire d'être un fin pêcheur, et à nouveau mon sac se remplissait.

 

Au total, j'avais un peu plus d'une cinquantaine de poissons, c'était royal, et j'arrêtais alors que la mate chassait toujours.

 

N'étant pas habitué à de telles réussites, je ne possédais pas à l'époque de congélateur. Je me mis donc en route et m'arrêtais chez plusieurs copains pour faire la distribution. Il me fallut raconter mon exploit, et l'arroser généreusement….

 

J'en gardais une dizaine qui fit le bonheur de la famille.

Nat-avec-2-bars-1.jpg

 

Pour un pêcheur, c'est une journée mémorable dont on se souvient toute sa vie

 

J'ai fais d'autres très belles pêches, mais je n'ai jamais battu ce record.

 

A bientôt pour une autre pêche.

 

         Michel.

 

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