UNE PÊCHE AUX BARS MATINALE
UNE PÊCHE AUX BARS MATINALE
Août 1981. A cette époque de l'année avec les très nombreux estivants sur les plages, et les petits bateaux de plaisance qui sillonnaient la mer, les bars avaient déserté la côte et l'on collectionnait les bredouilles.
Ma fille qui avait alors 8 ans m'accompagnait partout et était devenue une mordue du buldo. Je lui avais acheté une petite gaule adaptée à sa taille que j'avais équipée en miniature comme la mienne. Seuls les leurres étaient identiques.
Des vieux pêcheurs m'avaient indiqué que très tôt le matin, "à la fraîche" dans leur langage imagé, on pouvait réussir de beaux coups.
Nous décidons donc de tenter l'aventure. Levés à 4 heures, petit déjeuner sur le pouce et en route pour la côte. Deux vieux Chaumois étaient déjà en pêche. Je les connaissais, deux frères. Je passais les saluer, et Paul l'aîné me dit : Ils sont là, mais çà ne va pas durer longtemps.
Je m'écartais donc d'une quarantaine de mètres en traversant des roches. Heureusement nous avions nos lampes frontales et la marche fut plus aisée. Je préparais tout d'abord la gaulle de ma fille qui se mettait immédiatement en pêche. Je commençais tout juste à monter la mienne que Nathalie m'appelait : Papa...Papa... viens vite c'est gros et il tire fort... Je me précipitais à son secours et je remontais un bar d'environ 600 grammes. Naturellement il fallu le mettre dans le sac de la demoiselle, c'était son poisson.
Je retournais pour me mettre en pêche, que déjà elle me rappelait. Il en fut ainsi presque toute la pêche. Et sur la douzaine de poissons pêchés, j'en avais tout juste pris deux.
Aux premières lueurs de l'aube, la mate quitta la côte, la pêche était terminée.
Nathalie exultait, elle avait presque tout pêché. J'étais moi même heureux de la voir heureuse, et satisfait de cette merveilleuse pêche.
A bientôt pour une nouvelle pêche.
Michel.
